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L'Argonnaute fête ses 10 ans

L'Argonnaute fête ses 10 ans

Le 17 novembre 2014 était inaugurée la première version de l'Argonnaute. Pour célébrer son dixième anniversaire, nous vous proposons de revenir sur son histoire et ses collections emblématiques.

D'Archives et images à l'Argonnaute

Pour commencer, remontons encore plus en arrière : la BDIC (Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine, ancien nom de la Contemporaine) commence à numériser ses collections en 2003. L'objectif est à la fois de mieux préserver les documents et de les diffuser plus facilement. Vers 2006, elle met en ligne la base Archives et images, basée sur le logiciel Flora, qui permet de consulter tous les documents numérisés par l'établissement, ainsi que le catalogue du musée, alors en cours d'informatisation. La base est accessible à distance, mais les documents protégés par le droit d'auteur ne sont consultables que dans les locaux de la BDIC. Au total, elle propose 55 000 documents, répartis dans 21 fonds, qui représentent la base sur laquelle s'est construit l'Argonnaute.

Capture d'écran de la base, un site des années 2000, avec un texte qui présente le site, deux photos et un cadre pour s'authentifier

La base Archives et images

Le 17 novembre 2014, à l'occasion du centenaire de la première guerre mondiale, la BDIC lance sa bibliothèque numérique, l'Argonnaute, qui remplace la base Archives et images. Basé sur le logiciel Mnesys Portail, développé par Naoned, ce nouveau site compte alors 130 000 documents et améliore la navigation dans les fonds numérisés. Il offre également davantage de possibilités de valorisation grâce à la nouvelle rubrique du « blog des collections », qui rassemble des articles de présentation des collections de l'Argonnaute.

Une de l'Argonnaute représentant des soldats de la Première Guerre mondiale sur un petit bateau dont la voile est une page du journal
L'Argonnaute n°2 - 15 janvier 1916

Le site tire son nom du journal de tranchées L'Argonnaute, jeu de mots entre la région de l'Argonne et l'équipage mythique de Jason et des Argonautes. Ce journal était un des titres emblématiques du programme de numérisation réalisé en partenariat avec la Bibliothèque nationale de France pour le centenaire de la première guerre mondiale, et son nom invite à la navigation dans les collections.

Inauguration de l'Argonnaute (https://vimeo.com/174487351)

« L’Argonnaute, à son lancement en 2014, s’est retrouvé au croisement de plusieurs ambitions pour ce qui était alors la BDIC : un choix métier fort d’affirmer la numérisation comme outil de conservation pérenne pour des collections fragiles et précieuses, mais aussi, au-delà des collections internationales qu’il donne à voir, de s’inscrire dans le département des Hauts-de-Seine. Ce fut aussi le pari de consolider, par l’ouverture d’une bibliothèque numérique, la valorisation de collections physiques dont l’écrin actuel était alors en gestation. Cela reste encore aujourd’hui pour l’Université de Nanterre un formidable outil pour la formation – un cartable numérique à destination des collégiens, des expositions virtuelles conçues par les étudiants faisaient partie du projet initial – et pour la recherche, dans le cadre notamment du Labex Les passés dans le présent.

Pour moi, alors chef de projet de cette bibliothèque numérique, la conception de l’Argonnaute restera attachée à ces années de formidable renouveau pour la Contemporaine, sous l’égide de Valérie Tesnière, dont ce site était le reflet en pleine commémoration du centenaire de la grande guerre, avec, sous le capot, le souvenir des milliers de lignes de fichier excel qui constituaient les métadonnées des documents que l’Argonnaute vous donne à voir. »

Frédérique Joannic-Seta, ancienne directrice adjointe de la Contemporaine

Capture d'écran de l'Argonnaute : en haut un bandeau avec des liens et un champ de recherche rouges, en dessous une grande photo horizontale montrant une foule joyeuse dans la rue, en bas un texte de présentation et des liens vers le contenu présentés dans des tuiles rectangulaires illustrées d'images
L'Argonnaute en octobre 2024

Dernière grande étape en date, une nouvelle version de l'Argonnaute est mise en ligne le 10 juillet 2023. Après Mnesys Portail, c'est sur son successeur, Mnesys Expo, également développé par Naoned, que repose la bibliothèque numérique.

L'organisation du site est revue et les articles de présentation des fonds bénéficient d'une nouvelle mise en page qui les met plus en valeur. Les outils de recherche sont améliorés et introduisent de nouvelles fonctionnalités, comme les formulaires de recherche qui permettent des recherches ciblées sur un fonds ou une thématique. L'Argonnaute compte aujourd'hui plus de 200 000 documents provenant d'environ 90 fonds.

Le parcours d'un document dans l'Argonnaute

De son entrée dans les collections à sa mise en ligne dans l'Argonnaute, un document passe par plusieurs étapes qui mobilisent des agents de la Contemporaine à tous les niveaux.

Une fois acquis, traités et signalés dans nos catalogues, les documents à numériser sont sélectionnés par les départements de collections (bibliothèque, archives et musée) et le département des services au public selon plusieurs critères : documents en mauvais état, souvent consultés ou rares, fonds particulièrement importants. Les documents à numériser sont ensuite restaurés si besoin, puis confiés à prestataire externe ou numérisés en interne par l'équipe de numérisation.

Les fichiers sont chargés sur le serveur de l'Argonnaute, rattachés aux notices correspondantes et mis en ligne par la chargée de données numériques. Enfin, ces documents peuvent faire l'objet d'un article de présentation sur l'Argonnaute, rédigés par les chargés de collection ou des chercheurs extérieurs. La mise en ligne permet aussi de diffuser et réutiliser plus facilement ces collections : dans des publications ou des formations, sur d'autres sites comme Wikipédia...

« En tant qu’ancienne administratrice du logiciel derrière l’Argonnaute, difficile, dans un premier temps, de voir cette bibliothèque numérique autrement que comme un assemblage complexe de métadonnées aux formats différents ou un calendrier de chargements de fichiers numériques. C’est bien sûr ce qui fait la beauté de l’Argonnaute : une variété de collections numériques à explorer, qui reflète la richesse des fonds de la Contemporaine. À bien y réfléchir, cette bibliothèque numérique est surtout une belle expérience collective : le parcours du document numérique (du choix de sa numérisation à sa mise en ligne, en passant par sa description et en ajoutant une surcouche de médiation pour qu’il soit consulté et compris par les usager-e-s) est avant tout un parcours entre les différents collègues de la Contemporaine. »

Chloé Jean, ancienne responsable de l'informatique documentaire

Les collections de l'Argonnaute

Depuis 10 ans, l'Argonnaute propose des fonds numérisés issus des collections de la Contemporaine, bibliothèque, archives et musée des mondes contemporains. De la Révolution française à nos jours, de l'Amérique latine à la Russie, les collections de l'Argonnaute sont très diverses : plus de 200 000 documents comprenant monographies, périodiques, fonds d'archives, collections audiovisuelles, affiches, photographies, objets, peintures, dessins, gravures, tracts...

Découvrez ou redécouvrez les fonds les plus emblématiques de l'Argonnaute en parcourant nos articles et formulaires de recherche.

« Le lancement de L’Argonnaute, comme son nom l’indique, était très lié à la commémoration du Centenaire de 1914. La mise en ligne des albums Valois, notamment, gisement photographique d’une immense richesse et reflet de cette Grande Guerre, répondait à un besoin mémoriel intense qui s’exprimait aussi bien au niveau du politique que dans la société civile. À mon niveau j’ai surtout perçu l’intérêt de ce genre d’outil comme une prolongation et un dépassement des catalogues, qui permettait de créer une nouvelle interface de dialogue avec les usagers, et en premier lieu les chercheurs au sens large. Car ce sont souvent eux qui, les premiers, se saisissent avec une sorte de gourmandise, de tel ou tel corpus documentaire qui restait méconnu ou risquait de tomber dans l’oubli. »

Dominique Bouchery, ancien responsable du blog des collections de l'Argonnaute

Marianne Cosnard

Pour aller plus loin

12 novembre 2024

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