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Fatiha Damiche - "Aller au-delà des pleurs, on peut le faire !"

  • Cote :

    NUMAUD/0013/030

  • Date :

    Janvier 2008

  • Description physique :

    Importance matérielle : 6min 51s

  • Présentation du contenu :

    Documentaire.

    Portrait, par Mogniss H. Abdallah. Ce court portrait de Fatiha Damiche, une porte-parole du comité national contre la double peine puis du MIB, a été diffusé lors d'un hommage public au Forum du Blanc-Mesnil le 19 janvier 2008.

    « Il faut aller au-delà des pleurs On peut le faire ! », s'exclame Fatiha Damiche à la tribune du Meeting « Justice en banlieue », organisé par le MIB (Mouvement de l'immigration et des banlieues) le 17 octobre 1999 à la bourse du travail de Saint-Denis, en présence de dizaines de familles et de leurs amis confrontés à la double peine (prison expulsion), à la mort en détention, aux crimes racistes ou sécuritaires, mais aussi victimes oubliées de la drogue, du sida, de l'abandon des cités populaires. En un mot, victimes de la Hagra, cette accumulation du mépris et de l'injustice.Elle s'en prend à « l'art et la manière d'éclater les familles, de séparer les femmes de leurs conjoints, d'enlever les enfants à leurs parents », et met en garde contre la tentation de s'apitoyer sur son sort d'éternelles victimes ou de « se la jouer en solo »: « Moi toi lui elle... On est une force. Et la Hagra, y'en a marre ! Qui sème la Hagra récolte l'intifadah », scande-t-elle, un slogan repris en chœur par le public conquis par tant d'éloquence et de détermination.

    C'est à l'âge de 40 ans que Fatiha Damiche rejoint le comité national contre la double peine. Son mari emprisonné risque l'expulsion. Elle était déjà en son for intérieur une femme déterminée. Au début, pourtant, elle n'a pas trop voulu se faire remarquer. Puis, se rendant compte de la nécessité de brusquer les situations pour que ça bouge, tout comme il faut se secouer soi-même et secouer les autres, elle s'est enhardie, prenant les devants dans les actions publiques. Fatiha s'impose dès lors comme une porte-parole du comité puis du MIB, lancé en 1995. Pendant une dizaine d'années, Fatiha animera la permanence juridique, aux côtés de collègues pour la plupart eux-mêmes touchés par la double peine et formés « sur le tas ». A partir de 2002, Fatiha se recentre sur sa ville, Le Blanc-Mesnil, et participe à un collectif de femmes à la Maison des Tilleuls. Elle décède le 23 novembre 2007, mais sa mémoire reste vive.

    Fiche technique:

    - Image, son et montage : Belkacem Lahbaïri et Julien Teruel

    - Production : agence IM'média janvier 2008

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